Non aux pasteurs qui font de l'angelisme...

Première caractéristique du pasteur,  «qu’il soit passionné, qu’il ait le zèle, qu’il soit zélé». Deuxième caractéristique, «qu’il sache discerner : discerner où sont les dangers, où sont les grâces, où est la vraie route». Ceci, a souligné François, «signifie qu’il accompagne toujours les brebis, dans les beaux moments et aussi dans les mauvais moments, aussi dans les moments de la séduction, avec la patience, il les conduit à la bergerie.» Et la troisième caractéristique du bon pasteur est «la capacité de dénoncer». Il faut «défendre la fidélité au Christ», et donc savoir condamner, de façon concrète, comme quand des parents disent à un enfant qui se met à ramper et veut mettre le doigt dans la prise électrique : «Non, ça non ! C’est dangereux !», a expliqué le Pape, se remémorant ses propres souvenirs d’enfance. «Le Bon Pasteur, a-t-il dit encore, sait dénoncer, avec prénom et nom», comme justement le faisait saint Paul. (...) les pasteurs doivent refuser cet angélisme des compromis, pour attirer l’admiration ou l’amour des fidèles, en laissant faire».