Bienheureux Louis-Edouard Cestac



La buanderie…

                                     A l’ouverture de Notre-Dame du Refuge, il y avait 14 Repenties. Cinq ans plus tard elles sont 60. Le nombre ira grandissant : 80 en juillet 1844, 130 en 1846. Il a fallu agrandir les bâtiments d'origine. À partir de 1844, une grande bâtisse, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, est construite à 300 mètres de la maison principale. C'est là aussi qu'a été installée la nouvelle buanderie qui doit procurer des revenus supplémentaires au Refuge.

                                  L'abbé Cestac suit de près les travaux, comme en témoigne sa soeur : « Il a passé la semaine dernière, ce bon Père, à Notre-Dame. Si vous l'aviez vu diriger lui-même les travaux qu'occasionne la nouvelle buanderie, construite à la maison Saint-Jean-Baptiste, bâtie à côté de la fontaine ! Il allait et venait avec plus d'activité que les ouvriers eux-mêmes ; et après avoir passé sa journée au milieu de ce tracas d'ouvriers et d'ouvrage, il passait sa soirée et même une partie de la nuit au confessionnal, ne reposait que quelques heures pour recommencer le lendemain le même train de vie ».

                                        Les difficultés néanmoins ne manquaient pas. On ne peut ici faire l'histoire complète du Grand-Paradis et de Notre-Dame du Refuge. Les deux communautés grandissaient. En 1845, par exemple, il y a seulement cinq entrées chez les Orphelines, mais une cinquantaine chez les Repenties. Les soucis et les problèmes à régler ne manquaient pas. (à suivre…)

Les « Repenties », pénitentes …et libres !

                                       Quand on reprochait à l'abbé Cestac d'avoir installé les Pénitentes en pleine campagne, dans une propriété sans barrières ni clôture, il avait cette réponse pleine de bon sens qui lui venait de Mère Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages, la fondatrice des Filles de la Croix : « Quand les chats sont enfermés, ils cherchent à s'échapper ; toutes fenêtres et portes ouvertes, ils sont calmes et s'endorment. »

                                  On se tromperait en imaginant que les Pénitentes de Notre-Dame du Refuge étaient toujours dociles et toujours disposées à mener une vie communautaire de travail et de prière. Il y avait, bien sûr, des écarts de conduite, des rébel¬lions, des fugues. Dans ces cas-là, la discipline était maintenue sans rigueur excessive. Ce fut une politique constante à Notre  Dame.

                                           L'abbé Cestac rappellera un jour à un journal : « À Notre-Dame, jamais on ne frappe, on ne séquestre personne. Chacun est toujours libre de sortir. [...] C'est à peine si, pour les Pénitentes, qui nous viennent de partout, et parmi lesquelles se trouvent des têtes exceptionnelles, qui n'ont pu vivre nulle part, lorsqu'elles viennent à s'écarter de l'ordre, on leur ôte momentanément l'habit de pénitente comme s'étant rendues indignes de le porter ». (à suivre…)

Les « Repenties », pénitentes …

L'abbé Cestac avait coutume de définir Notre-Dame du Refuge comme « un asile de pénitence volontaire ». Tous les mots ont une importance. Un « asile » parce que les filles et les jeunes femmes venaient y chercher un abri, un lieu de sécurité, loin des rues ou des maisons qui avaient fait leur malheur. Ce n'était pas néanmoins un simple lieu d'accueil. Les personnes qui y entraient voulaient se convertir et faire « pénitence » pour leur vie désordonnée passée. Elles venaient en s'engageant à une vie de prière et de travail.

Quand des jeunes filles réussiront à se faire admettre chez les Pénitentes sans avoir été prostituées et simplement pour fuir la misère, ce sera souvent un échec. Soeur Marie-Madeleine le dit, sans ambages, à son frère : « Ces personnes qui ne viennent pas dans le seul but de faire pénitence ne sont que de vrais obstacles au bien, car plusieurs n'étant venues que pour ces motifs de misère et de besoin, donnent depuis longtemps de grandes peines à la communauté. Elles sont sans esprit de pénitence, sans esprit de foi, portant partout l'insolence et le désordre. »

Enfin, l'entrée à Notre-Dame du Refuge devait être entièrement « libre ». L'abbé Cestac y insistait fréquemment. À Notre-Dame, les filles n'entraient que volontairement et pouvaient librement en partir. (à suivre…)

"La Sentinelle des Pyrenées" (1842)

Le train de vie modeste de l'abbé et son dévouement aux oeuvres fondées, n'emportaient pas tous les suffrages.

 

Le 1er mars 1842, dans La Sentinelle des Pyrénées, journal d'opposition au gouvernement, un bref avis, anonyme, commence une campagne pour dénoncer « l'illégalité » de la congrégation des Servantes de Marie.

 

Le journal écrivait : « Nous apprenons que le gouvernement vient d'accorder une somme de 300 francs, à titre d'encouragement, à l'établissement dit Notre-Dame de Refuge, sis à Anglet.  Le fait paraît officiel et le public ne trouvera pas mauvais que nous en témoignions quelque surprise, car, si nous en croyons des personnes en situation d'être bien informées, le susdit établissement ne serait pas encore autorisé par ordonnance royale, conformément aux prescriptions de la loi du 24 mai 1825. »

L'abbé Cestac ne répondit pas. Mais le 16 mars, le sous-préfet des Basses-Pyrénées demandait à l'abbé Cestac de se mettre en règle avec la loi.

 

Quelques mois plus tard, le journal renouvelait sa dénonciation.  L'abbé Cestac y répondit, par une longue lettre. La congrégation des Servantes de Marie, expliquait-t-il, n'est pas clandestine ni dans l'illégalité, elle est même encouragée (voir la subvention gouvernementale), en attendant la reconnaissance légale.

La lettre de Cestac fut publiée, intégralement, dans le journal, accompagnée d'un commentaire qui déplorait « la persistance de M. l'abbé à demeurer dans l'illégalité ».

 

Dix ans plus tard la congrégation demandera, et obtiendra, la reconnaissance légale par le gouvernement.

                                                                                                           

(à suivre…)


En fin d’année scolaire 2015-2016 , la classe de 4ème D du Collège Stella Maris a présenté aux autres élèves du collège le résultat du Projet Artistique et Culturel qui a été mené tous les vendredis après-midi de l’année. 

 

Ce projet interdisciplinaire Français-Histoire portait sur la figure fondatrice de l’établissement, le Père Cestac, dont la béatification a eu lieu l’an passé mais aussi sur l’héritage de son œuvre aujourd’hui.

 

4 petits documentaires sont nés de cet atelier. 

 

De l’écriture du scénario au montage, en passant par le tournage, les élèves de 4ème  se sont initiés aux techniques cinématographiques pour créer une œuvre personnelle et originale.

 

Rassurez-vous ceci n’est pas la dernière séance, vous en entendrez encore parler à la rentrée prochaine.

Mais, chut ! « Silence ça tourne ! ». Bon film à tous.

 

Mmes Destouet et Bordagaray


Pour visionner en grand écran et  séquence par séquence, cliquez sur la vignette puis sur le logo YouTube